Connaître, comprendre et se protéger
La présence des moustiques est devenue plus marquée sous nos latitudes ces dernières années, notamment avec le réchauffement climatique et la mondialisation. Mais qui sont-ils vraiment, pourquoi piquent-ils, et comment s’en protéger efficacement ?
Des insectes bien adaptés à l’été
Les moustiques appartiennent à la famille des Culicidés et prolifèrent particulièrement lorsque les températures dépassent 20°C. L’été offre des conditions idéales : chaleur, humidité et eaux stagnantes (même en petite quantité) pour la ponte des œufs.
Parmi les espèces présentes en Europe, le moustique commun (Culex pipiens), de couleur brune, est le plus répandu. La femelle pond dans des eaux stagnantes souvent sales, voire polluées. Sa piqûre transmet à l’homme le virus du Nil occidental (ou West Nile), mais aussi des maladies parasitaires encore tropicales à ce jour comme les filarioses.
Depuis quelques années, une autre espèce attire l’attention : le moustique tigre (Aedes albopictus). Il doit son nom à ses rayures noires et blanches sur les pattes et ses tâches blanches sur le corps. La femelle pond ses œufs dans des petites quantité d’eau stagnantes, souvent propres. Il pique principalement en journée et au crépuscule.
Une famille d’insectes très voisine, présente en France et sur tout le pourtour méditerranéen, est souvent confondue avec les moustiques. Il s’agit des phlébotomes (en grec « coupeur de veine »). Plus petits que les moustiques, leurs femelles piquent plutôt le soir et leur piqûre est très désagréable. Ils peuvent transmettre à l’homme le virus du Nil occidental qui affecte aussi les chevaux et, à l’homme et aux chiens, des parasites responsables de leishmanioses.
Contrairement aux moustiques, ils vivent surtout dans les herbes hautes et les broussailles, et pondent leurs œufs dans le sol.
Les moustiques appartiennent à la famille des Culicidés et prolifèrent particulièrement lorsque les températures dépassent 20°C. L’été offre des conditions idéales : chaleur, humidité et eaux stagnantes (même en petite quantité) pour la ponte des œufs.
Une simple soucoupe de pot de fleur ou une gouttière mal entretenue suffisent
à accueillir des larves, pour peu qu’elles subsistent plusieurs jours.
à accueillir des larves, pour peu qu’elles subsistent plusieurs jours.
Parmi les espèces présentes en Europe, le moustique commun (Culex pipiens), de couleur brune, est le plus répandu. La femelle pond dans des eaux stagnantes souvent sales, voire polluées. Sa piqûre transmet à l’homme le virus du Nil occidental (ou West Nile), mais aussi des maladies parasitaires encore tropicales à ce jour comme les filarioses.
Depuis quelques années, une autre espèce attire l’attention : le moustique tigre (Aedes albopictus). Il doit son nom à ses rayures noires et blanches sur les pattes et ses tâches blanches sur le corps. La femelle pond ses œufs dans des petites quantité d’eau stagnantes, souvent propres. Il pique principalement en journée et au crépuscule.
Une famille d’insectes très voisine, présente en France et sur tout le pourtour méditerranéen, est souvent confondue avec les moustiques. Il s’agit des phlébotomes (en grec « coupeur de veine »). Plus petits que les moustiques, leurs femelles piquent plutôt le soir et leur piqûre est très désagréable. Ils peuvent transmettre à l’homme le virus du Nil occidental qui affecte aussi les chevaux et, à l’homme et aux chiens, des parasites responsables de leishmanioses.
Contrairement aux moustiques, ils vivent surtout dans les herbes hautes et les broussailles, et pondent leurs œufs dans le sol.
Pourquoi les moustiques piquent-ils ?
Contrairement à une idée reçue, seuls les moustiques femelles piquent. Elles ont besoin de protéines qu’elles ne trouvent que dans le sang pour développer leurs œufs. Elles sont attirées par plusieurs facteurs : le dioxyde de carbone que nous expirons, la chaleur corporelle, et certaines odeurs liées à la peau.
Les piqûres provoquent des démangeaisons dues à une réaction allergique à la salive injectée par le moustique. Chez certaines personnes, ces réactions peuvent être plus importantes.
Si la plupart des piqûres sont bénignes sous nos latitudes, certaines espèces comme le moustique tigre peuvent transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Ces cas restent rares en Europe mais sont en progression constante.
La lutte contre les moustiques passe avant tout par la prévention :
Ces gestes simples permettent de réduire considérablement les lieux de reproduction.
Se protéger efficacement
Pour éviter les piqûres, plusieurs solutions existent :
Certaines solutions naturelles peuvent aider mais leur efficacité reste limitée.
Les piqûres provoquent des démangeaisons dues à une réaction allergique à la salive injectée par le moustique. Chez certaines personnes, ces réactions peuvent être plus importantes.
Si la plupart des piqûres sont bénignes sous nos latitudes, certaines espèces comme le moustique tigre peuvent transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Ces cas restent rares en Europe mais sont en progression constante.
Leur présence nécessite donc une vigilance accrue.
Comment limiter leur prolifération ? La lutte contre les moustiques passe avant tout par la prévention :
- Éliminer les eaux stagnantes autour de chez soi,
- Couvrir les réservoirs d’eau,
- Nettoyer régulièrement les gouttières,
- Changer l’eau des plantes et des abreuvoirs.
- Couvrir les réservoirs d’eau,
- Nettoyer régulièrement les gouttières,
- Changer l’eau des plantes et des abreuvoirs.
Ces gestes simples permettent de réduire considérablement les lieux de reproduction.
Se protéger efficacement
Pour éviter les piqûres, plusieurs solutions existent :
- Utiliser des répulsifs cutanés adaptés à l’âge, sans en abuser,
- Porter des vêtements longs et clairs en soirée, pieds compris, qui peuvent être imprégnés d’insecticides,
- Installer des moustiquaires en bon état aux fenêtres ou autour des lits,
- Utiliser des ventilateurs et brasseurs d’air (les moustiques volent mal dans les courants d’air).
- Porter des vêtements longs et clairs en soirée, pieds compris, qui peuvent être imprégnés d’insecticides,
- Installer des moustiquaires en bon état aux fenêtres ou autour des lits,
- Utiliser des ventilateurs et brasseurs d’air (les moustiques volent mal dans les courants d’air).
Certaines solutions naturelles peuvent aider mais leur efficacité reste limitée.
Vers des étés avec plus de moustiques ?
Le changement climatique favorise l’expansion géographique de certaines espèces, notamment le moustique tigre, vers le Nord. Des étés plus longs et plus chauds permettent plusieurs cycles de reproduction, augmentant ainsi leur nombre.
Un enjeu de santé publique
Les autorités sanitaires surveillent de près cette évolution, et des programmes de contrôle sont mis en place dans plusieurs régions.
> Voir la carte de présence du moustique tigre sur le site du ministère de la Santé
> Un site pour signaler sa présence
> Sur Santé Publique France : Face aux moustiques et aux maladies qu’ils transmettent, protégeons-nous !
Jean-Michel Oriol (Aura) et Jean-Paul Boutin (Paca), médecins agréés FFRS
> Voir aussi cet article du magazine Notre Temps sur de nouvelles stratégies de lutte contre les moustiques.
Un enjeu de santé publique
Les autorités sanitaires surveillent de près cette évolution, et des programmes de contrôle sont mis en place dans plusieurs régions.
> Voir la carte de présence du moustique tigre sur le site du ministère de la Santé
> Un site pour signaler sa présence
> Sur Santé Publique France : Face aux moustiques et aux maladies qu’ils transmettent, protégeons-nous !
Jean-Michel Oriol (Aura) et Jean-Paul Boutin (Paca), médecins agréés FFRS
> Voir aussi cet article du magazine Notre Temps sur de nouvelles stratégies de lutte contre les moustiques.